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La sécurité routière

Un automobiliste sur trois présente un défaut visuel et l’ignore !

Un chiffre inquiétant car 90% des informations qui nous sont nécessaires pour conduire sont captées par les yeux.

Apprendre à conduire, c’est aussi apprendre à regarder autrement. Les yeux doivent toujours être en mouvement de manière à voir large. La vision est un phénomène complexe et différentes fonctions entrent en jeu, toutes nécessaires à la conduite :

  • L’acuité visuelle : pour bien conduire, il faut savoir anticiper. Il est donc indispensable de voir bien et loin, même au-delà de la portée des phares la nuit. Il peut en effet se passer 1 à 2 secondes entre le moment où l’on perçoit un objet et notre premier geste de réaction. Or, en 1 à 2 secondes à 60 km/h, on a déjà parcouru entre 17 et 34 mètres.
  • La vision binoculaire : elle donne au conducteur le sens de la profondeur, par conséquent le sens du relief et donc des distances. Ceci est capital en cas d’urgence.
  • La vision latérale : elle permet de regarder devant, tout en surveillant ce qui se passe sur les côtés. L’angle de la vision diminue avec l’âge et encore plus avec la vitesse.

 

Ce qui peut altérer votre vision en conduisant :

  • Un défaut visuel non ou mal corrigé,
  • Une pathologie non diagnostiquée,
  • La prise de médicament, d’alcool ou de drogue,
  • Une forte luminosité qui va entraîner un éblouissement : il est indispensable d’avoir une bonne paire de lunettes de soleil équipée de verres adaptés pour la conduite,
  • La vision de nuit : malgré une bonne acuité visuelle de jour, il peut être nécessaire la nuit de porter des lunettes en conduisant (verres de conduite de nuit).